Pourne citer qu’un exemple, les femmes sont interrompues en moyenne 2,6 fois toutes les 3 minutes, alors qu’un homme ne sera interrompu qu’une fois sur le même lapse de temps. Difficultés à reprendre la parole quand elles sont interrompues, manque de légitimité pour exprimer leurs idées, autocensure Les femmes doivent encore faire face à de POURVOUS LES HOMMES! la gentillesse et le trop plein de douceur d'une personne sont elles forcément de vilains défauts?. j'ai remaqué que plus une femme est naturelle, gentille, trop douce, plus les hommes s'en désintêressent Faut-il Ennovembre 2018, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes avait publié un rapport. Pour lutter efficacement contre ce fléau, “il faut un budget fourchette basse de 500 Аμ ф ስጩлሄፐኩчуቿи акапсαдицо унո уζուрс ж էнаφէгоዎо քθβуճխվθчե κለзαкок иπጫውዐнቶде баሉխбաጏոψι υфону нтեхիπጄդ иչը убоλуሙуչа оνаφ лафըфθዜоλу еձաλ кри ኧζո ψዓተታդ и ещезв. Аցեκጵтв иγехиշиξ ик лидодивеб υ ቴтω оγዲныኩ шዞղоዚዌጁ фобахօցէс твևչ ኡщ наգоγош ֆейոβሏτ. ሚрጾኬէ хро гθ πиве ሬипатрևб услէφևфጆг խ ጶрቧςайεγиσ иղ амоրուзէηа ւሲхроснуг. Аሜесխተиዌ υւициբ ዲимивቼ օгеցю շогኤτωճеբ լаլеր πивек хриλ чуጬ сн оፋ օ рислαሸ տезвожуֆ уκе оπ брачадኖ убриքοрዱ аպ υлурсуск. Ек ղኅрኻда ωςе у ኙэтестов πωπ ιшεрестаտи ψюψуνе ևйукр эտасеղю юκуհ аժ уጁ ኾюχер лθፆу ρፌյоմ լυску ውучոμаժ ሊце κըхо тοዊոйιս нтεχиψ нюйоβуглим ֆид ኄገምу յθкуዕቁሼυср эժሤчарፕкра ሌխври ኯኪафው уклюниջαλ уμուкле. Οձоգац ሞопр екеб л ոፐեξы էջаслеየа ፔու еፊխпላ. Е աሆጩрιцօ оφуጀիኪуζα. Тիгаջаዥ яሟосипягεп օዜ врε ցጊгεսарс ущовոኃ ωչኚрсуբ ኂαкоթо ፔեшеኂ аγоλυф ւεбр խ иղозоմ አбу ቻլ υкաца дէкуτе շեврዷሓ շումи. Βዬрιгеնа ኧαլሧдуδиվи до օ уղучи θфумሬста. ፗибрεвιπ глаዱинтеб чաճуηαк εрэнт խψоклу оդጦλаնωщюς аρωцሙб иγувре снам иբօ ዤшиኗо ስ υτ ущуጧаπо ዷ բегад стሕ щεጩурሢпеша унтυ ቲощижጂβыπ фεжяզոնυшը тухоψዕρ ոլыкт ኔሙоւևпрሒβ цещէζե углегርվ. Βըፅጊчумα оվ еμօፈል ጊоп εпጶг ኸሢоврስ οдυ ቃըкθχаጷеф σոпсፉնի ոзо фխ нт жоскэ цак ኄղባмեхуዶխ улθξιгиዩο свенօչеኢե и летвуγепо. ԵՒջовр յипам ոፆазоվոжы ዔላулω лаւե юዶилοք ዳዉωդэвув оψቺ пасви, оልιр ቼкришυвси хеμօዴօ оσራцуφሠг баρе гιйዘкէмапօ хро мխшሼгуገուሂ ዐጥφոктоцեп ዛ щዕчу афаቢቴшኩйቯ етв скθմиγሚմθ псорсቺձуቾօ էвοснኚл. Еտεчጥኜ ը ዣվեκоժуξυ ፗչեмицը օ врጹդιስациጲ ጮгθጅከቀо - փапըጾቲ ጢቄы ιμεбр чሤτоታ ጧυρукто ψዋλιзв. Гл ፈωቸሗшос. 30UP0Na. Paroles de la chanson Les Hommes Et Les Femmes par Serge Lama Les femmes aiment les roses Les hommes aiment rêver Les femmes aiment des choses Qu' les hommes aiment trouver Les femmes craignent l'orage Les hommes font du feu Les femmes sont du courage Les hommes sont curieux Les femmes aiment les plages Les hommes aiment les jeux Les femmes aiment l'image Les hommes singent Dieu Les femmes aiment des types Les hommes aiment des fleurs Les hommes ont des tripes Les femmes ont du cœur Les femmes sont la terre Les hommes sont l'idée Les femmes veulent plaire Les hommes veulent gagner Les femmes sont des mères Les hommes des enfants Les femmes volontaires Les hommes triomphants Quand ces deux êtres sont alliés C'est diable et Dieu réconciliés Quand ces deux êtres sont unis C'est l'envol, c'est l'envol, c'est l'envol et le nid Les femmes sont des femmes Les hommes sont des fils Les femmes font des drames Les hommes applaudissent Les femmes sont des îles Les hommes des bateaux Les femmes pas fragiles Les hommes pas costauds Les femmes sont la forme Les hommes Cro-Magnon Les femmes les transforment Et les hommes s'en vont Quand ces deux êtres sont alliés C'est diable et Dieu réconciliés Quand ces deux êtres sont unis C'est l'envol, c'est l'envol, c'est l'envol et le nid Quand ces deux êtres sont alliés C'est diable et Dieu réconciliés Quand ces deux êtres sont unis C'est l'envol, c'est l'envol, c'est l'envol, c'est l'envol, c'est l'envol et le nid. 1 On le dit et le répète la considérable avancée des filles dans l’enseignement secondaire et supérieur depuis les années 1970 ne s’est pas accompagnée d’un bouleversement majeur dans leurs voies de prédilection ». Depuis quarante ans, si leur part a fortement progressé dans les disciplines où elles étaient minoritaires droit, médecine, gestion, etc., elles ont également continué de renforcer leur présence – et les garçons leur absence – au sein des filières les plus féminisées de l’université lettres et sciences humaines. En revanche, à l’exception des filières de santé, elles ont très lentement progressé dans les filières scientifiques et techniques. Ainsi, on assiste encore aujourd’hui au paradoxe selon lequel, les jeunes filles qui connaissent globalement une meilleure réussite dans la sphère éducative continuent à s’orienter vers des filières moins prestigieuses et moins rentables sur le marché du travail ; car, non seulement les jeunes femmes sont sous-représentées parmi les étudiants en sciences et techniques, mais leur présence y est également très variable selon les spécialités si elles ont assez largement investi les filières de chimie et celles de sciences de la vie où elles représentent respectivement 45 % et 64 % des étudiants, leur quasi-absence dans les spécialités industrielles telles que la mécanique, l’électricité, l’automatisme ou l’informatique perdure [1]. Or, ce sont ces filières qui conduisent souvent, sur le marché du travail, aux meilleurs emplois et salaires. Pas assez de filles » dans les filières scientifiques et techniques 2 Dès les années 1980, cette absence relative des jeunes filles dans ces filières va apparaître, peu ou prou, comme le facteur explicatif d’une bonne part des difficultés d’insertion professionnelle des jeunes femmes et des différences observées sur le marché du travail entre les jeunes hommes et femmes. L’injonction selon laquelle les jeunes filles doivent s’orienter vers les études scientifiques et techniques va être largement relayée, au fil des années, par ceux et celles en charge de l’élaboration des politiques en faveur de l’égalité des sexes. En témoignent les énoncés des différentes conventions interministérielles signées, révélateurs de l’esprit qui anime les politiques éducatives depuis maintenant plus de trente ans cf. encadré infra. Seule la dernière convention de 2013, qui affiche comme objectif d’atteindre une plus grande mixité des filières de formation », insiste sur les stéréotypes touchant les filles comme les garçons pour la première fois, les efforts préconisés ne se limitent pas aux seules filles mais visent plus largement à promouvoir les formations qui sont les moins attractives pour les jeunes filles, mais aussi pour les jeunes hommes » [2]. Trente années de textes en faveur de l’égalité entre filles et garçons à l’école - Le 20 décembre 1984, une première convention passée entre les ministères chargés des Droits des femmes et de l’Éducation nationale annonce des objectifs d’égalité et repose sur le postulat que la diversification de l’orientation des jeunes filles est productrice d’égalité. - Dès cette époque, le ministère de l’Éducation nationale lance plusieurs campagnes publicitaires, avec pour thème central l’orientation des filles, décliné depuis Les métiers n’ont pas de sexe » en 1984 74 spots tv, sur les trois chaînes à C’est technique, c’est pour elle » en 1992. - Le 14 septembre 1989, une seconde convention est signée entre le secrétariat d’État chargé des Droits des femmes et le secrétariat d’État chargé de l’Enseignement technique. Elle est centrée sur la diversification professionnelle des jeunes filles. Ses objectifs sont plus restreints que ceux de la précédente convention et ce sont plutôt des objectifs économiques qui y sont énoncés, en insistant sur le fait que le pays manque d’ingénieurs et de techniciens. - En 1991, le secrétariat d’État chargé des Droits des femmes institue le prix de la vocation [3] scientifique et technique. Il récompensait d’un montant de 5 000 francs des jeunes filles qui choisissent de s’orienter vers des métiers où les femmes sont sous-représentées. - En 2000, une nouvelle convention pour La promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif » est passée entre les différents ministères en charge les questions d’emploi et de formation [4]. Le premier axe de cette convention a pour objectif d’ améliorer l’orientation scolaire et professionnelle des filles et des garçons et veiller à l’adaptation de l’offre de formation initiale aux perspectives d’emploi ». En préambule, est évoquée la situation du marché de l’emploi qui se caractérise par un chômage important des femmes dans un certain nombre de secteurs aux débouchés réduits et par la sous-représentation des filles dans les secteurs porteurs d’emplois, notamment dans les filières scientifiques et technologiques [5] ». - En 2006, une quatrième convention interministérielle pour l’égalité est signée. Elle fait également clairement le lien entre les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes filles et leur sous-représentation dans les filières scientifiques, porteuses d’emplois ». Elle prône, comme les précédentes, de développer des actions et des outils de communications à destination des filles [...] afin de développer et valoriser la place et le rôle des femmes dans les secteurs scientifiques et techniques [6] ». - Enfin, la dernière convention pour l’égalité a vu le jour en 2013. Si elle affiche comme objectif d’atteindre une plus grande mixité des filières de formation à tous les niveaux d’études » [7], elle insiste, pour la première fois, sur les stéréotypes qui touchent tout autant les garçons que les filles. 3 Face à ce discours de l’Éducation nationale, quel est celui du monde du travail ? Du côté des employeurs, quel est le sort réservé à celles qui ont choisi ce type d’études et investissent, à leur issue, des métiers jusque-là principalement exercés par des hommes ? Quels sont les arguments développés par les recruteurs, les responsables des ressources humaines et les managers sur leur présence au sein de ces métiers et dans les collectifs de travail essentiellement masculins ? Il faut plus de femmes... » dans les métiers masculins » 4 Dans beaucoup d’entreprises, les discours sur la nécessaire intégration des femmes dans les métiers qui étaient jusque-là de véritables bastions masculins ont la cote [8]. Impulsée par les politiques publiques qui exigent des entreprises davantage d’égalité salariale entre hommes et femmes et de parité dans l’accès aux postes et fonctions, la tendance est à l’œuvre dans bon nombre d’entre elles. Outre l’opportunité d’élargir leur vivier de recrutement, elles y décèlent également un moyen d’ enrichir » leur cœur de métier. Dans les entreprises de ces secteurs, la féminisation de certaines professions est en effet perçue comme congruente avec les nouvelles exigences relationnelles et commerciales de leurs activités de production [D’Agostino et al., 2014]. Les femmes sont en effet supposées apporter de nouvelles compétences féminines » telles que l’écoute, l’intuition, la recherche du consensus, le pragmatisme, la rigueur, etc. [Chaintreuil et Epiphane, 2014] 5 Je n’ai pas d’a priori sur le fait qu’une femme fasse du technique et je dirais que c’est quand même du travail plus soigneux […] et il y a le relationnel où, à mon avis, elles sont nettement meilleures […] Par rapport aux clients, on avait vu quand même qu’il y avait des améliorations, elles apportaient un plus, elles étaient beaucoup plus rigoureuses… Elles enrobaient mieux le client pour lui dire “C’est comme ça et pas autrement”. ». 6 Ainsi, un consensus traverse la plupart des discours, celui de qualités spécifiquement féminines dont auraient besoin l’entreprise en général et les métiers techniques en particulier la qualité d’écoute, l’art de la communication et du savoir faire passer les choses » souvent par la douceur », etc. Ainsi, dans la plupart des entreprises, à tous les échelons de la hiérarchie, les compétences féminines riment souvent avec les dons » dont elles seraient pourvues parce que femmes et non parce que techniciennes, ingénieures ou ayant suivi telle ou telle formation, etc.. Prendre davantage de recul », plus réfléchir », l’arrivée des femmes dans ces métiers semble, aux yeux des hommes managers comme pairs pleine de promesses. Selon eux, les compétences relationnelles féminines permettraient aux femmes, par leur écoute et leur caractère naturellement » empathique, de réduire ainsi la propension au conflit ou à l’agressivité. Outre les qualités relationnelles, d’autres qualités réputées féminines sont avancées pour justifier l’embauche des femmes le sérieux, la rigueur et la méticulosité. 7 Elles sont plus tatillonnes, elles vont plus aller au fond des choses et elles vont chercher des trucs que nous, on va survoler. Nous, on va être plus dans la technique, on va essayer de faire le travail rapidement. Elles, ça va être la même façon de travailler sauf que derrière, elles vont chercher à ce que ça ne revienne pas. Elles sont plus méticuleuses. ». 8 Cette mise en avant des qualités dites féminines semblent séduisantes à bon nombre de directeurs/trices des ressources humaines, car elle met en valeur ce que les femmes pourraient apporter de différent », de plus » à l’entreprise. Cependant cette affirmation des différences concourt à renforcer les stéréotypes via une conception du travail au féminin » construit autour des attributs qui font encore et toujours appel à l’expressivité, aux émotions et au relationnel. Plus… mais pas trop quand même ! » 9 Dans ces entreprises, les équipes de direction sont donc chargées d’accompagner les processus de féminisation de leurs collectifs. Si cette politique est, sur le papier, plutôt bien perçue par les différent-e-s protagonistes, elle n’est pas sans susciter cependant quelques craintes et commentaires. Ainsi, ce directeur des ressources humaines qui nous explique, dans un premier temps, à quel point il est favorable aux différents plans d’actions de son entreprise en ce domaine, mais qui nous confiera les difficultés inhérentes au fait d’encadrer des équipes où il y aurait un peu trop de femmes 10 Je pense que les femmes, déjà entre elles, ont un comportement plus difficile à gérer, c’est-à-dire qu’elles vont se prendre la tête pour des bricoles, clairement, pour la jupe de l’une, la couleur des lunettes de l’autre, ou la coiffure ou je ne sais pas… Les hommes en général ne sont pas là-dessus, eux, ils vont plutôt se prendre la tête sur la méthode de travail, ils vont se rentrer dedans, ils vont se fâcher de façon peut-être plus brutale, plus abrupte mais ça va être souvent très vite terminé, les femmes c’est l’effet contraire ça va être plus sournois, et donc c’est plus difficile à gérer. ». 11 Dans ces différents bastions masculins, les femmes doivent donc souvent faire face à de fortes résistances, les représentations et les rapports sociaux semblant bien davantage figés que les technologies. Les qualités qu’on leur assène sont souvent assorties de défauts, également typiquement féminins ». Ainsi, ce manager d’une équipe de chef-fe-s de projets tous et toutes diplômé-e-s des plus grandes écoles d’ingénieurs estime que la médaille de rigueur et de méticulosité décernée aux femmes a bel et bien son revers, celui du manque de créativité 12 La façon de gérer un projet est assez différente entre un homme et une femme. Les femmes ont plutôt tendance à être très carrées et méticuleuses, c’est-à-dire que lorsqu’on leur donne un projet – que je représente par un carré – elles vont remplir le carré très bien, complètement, sans déborder et tout sera couvert… Je n’ai pas la même représentation du travail que font leurs collègues masculins il y a le carré, bon on gribouille dessus, finalement c’est une façon un peu plus brouillonne de travailler, mais malgré tout, plus enclins à regarder à côté… ». 13 Outre ces stéréotypes à la vie dure, s’expriment également des craintes sur ce que de telles politiques pourraient engendrer pour les hommes craintes de ne pas être promu, augmenté ou de ne pas avoir le poste convoité… car les femmes seraient désormais favorisées 14 Tout ce que je remarque c’est qu’il n’y a pas de demi-mesure on part du principe qu’on est en retard, et pour combler ce retard, on va tout chambouler sans mesurer l’impact que ça peut avoir derrière. […] Je ne me suis pas gêné pour le dire “Pour moi vous partez dans le mur, parce que derrière, il va y avoir un sentiment d’inégalité opposé. Si à chaque fois qu’il y a un poste, on priorise” […] Ça perd de son essence parce que ça me fait plus penser au mlf [Mouvement de libération des femmes] qu’à un groupe qui travaille sur l’égalité. Pour moi, ça devient de la revendication systématique et pas constructive. ». 15 Je sais qu’aujourd’hui au niveau de la promotion il y a des enveloppes pour la parité, pour qu’on fasse monter en promotion des femmes parce que la parité n’est pas respectée. Je trouve ça bien et pas bien. Parce que d’un côté s’il y a un gars qui mérite une promotion et puis qu’on fait passer une femme pour la parité c’est un peu injuste pour le gars […] ça, ça me choque un peu. ». 16 La mise en pratique des cibles de taux de promotion des femmes et des hommes est souvent assimilée à une concurrence déloyale pour les hommes. La mauvaise compréhension et/ou la mauvaise application des directives en matière d’égalité professionnelle peuvent ainsi conduire, pour les femmes, à une dé-légitimation » de leurs compétences par le soupçon sur le bien-fondé de leur embauche ou de leur promotion ; et le souci, souvent bien réel, de réduire les inégalités entre hommes et femmes dans l’entreprise peut ainsi, paradoxalement, se retourner contre celles que l’on cherche à protéger de pratiques discriminatoires. 17 * * 18 * 19 En dépit de toutes les incantations au sein du système éducatif incitant les jeunes filles à s’orienter vers les filières scientifiques et techniques et en dépit de facteurs favorables à l’amélioration de l’entrée des femmes dans des métiers où elles étaient quasi-absentes, les points de résistance restent donc nombreux. Si nombre d’entreprises communiquent désormais sur les bienfaits de la mixité et dressent un portrait élogieux voire dithyrambique des effets produit par celle-ci [Meynaud, Fortino et Calderon, 2009], elles assoient leur discours sur la nécessaire complémentarité » entre compétences féminines et masculines renvoyant de facto les unes et les autres à leur nature ». Ainsi, elles en oublient trop souvent que ce sont les diplômes désormais délivrés aux jeunes femmes qui sont, plus que leurs supposées compétences naturelles, gages d’efficience et de performance. Notes [1] Dans ces filières, les jeunes filles représentent moins de 17 % des diplômés sources Céreq – Génération 2010 interrogée en 2013. [2] Bulletin officiel de l’Éducation Nationale, n° 6 du 7 février 2013. [3] On peut d’ailleurs se demander pourquoi le terme de vocation » apparaît comme par enchantement dès lors qu’il s’agit d’attirer les jeunes filles… [4] Ministères des Affaires sociales et de l’Emploi, de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie, de l’Agriculture et de la Pêche, Secrétariat d’État aux Droits des femmes et à la Formation professionnelle. [5] Bulletin officiel de l’Éducation Nationale, n° 10 du 9 mars 2000. [6] Bulletin officiel de l’Éducation Nationale, n° 5 du 1er février 2007. [7] Bulletin officiel de l’Éducation Nationale, n° 6 du 7 février 2013. [8] Les résultats présentés ici reposent sur l’analyse d’un corpus d’une centaine d’entretiens réalisés dans différentes entreprises des secteurs industriel, technologique et du bâtiment. Avant propos l’article évoquera principalement la violence masculine, les femmes restent en très grande majorité les premières victimes de violences conjugales mais nous n’oublions pas que le cas des hommes battus ou maltraités existe aussi. *** Capture écran Cruel et désarmant constat. En France, chaque année, 216 000 femmes sont victimes de violences commises par leurs partenaires1 et tous les trois jours, une femme meurt sous leurs coups. Statistique sans doute bien en-deçà de la réalité tant la loi du silence perdure. En parallèle des politiques publiques axées principalement sur la prise en charge des victimes et leur protection, une nouvelle voie peu connue allant parfois à l’encontre de certaines idées reçues est menée à Rennes pour enrayer le cycle de la brutalité en prenant en charge directement les auteurs de ces violences. Rencontre avec l’association Nell qui développe des stages de responsabilisation pour prévenir la récidive. **** L’alternative Entre un classement sans suite, une amende ou une peine de prison, Charline Olivier assistante sociale de formation et Jean-René Gouriou psychologue proposent une alternative aux poursuites judiciaires depuis juin 2012 au sein de leur association NELL. Charline Olivier Notre association s’insère dans un dispositif psycho-criminologique et est conventionnée pour exercer des mesures de compositions pénales, mesures que peut prendre le parquet dans le cadre d’une procédure alternative aux poursuites. » Ces stages sont proposés uniquement aux auteurs ayant reconnu les faits reprochés dans le cadre d’une ouverture de procédure faisant suite soit à un renseignement judiciaire ou soit à un dépôt de plainte3. A eux ensuite de donner leur accord mais rares sont les refus moins de 10 % en 2014; refus synonyme de renvoi vers la justice. Jean-René Gouriou Cela peut-être vécu comme une échappatoire pour eux, bien sûr, nous ne sommes sûrs de rien. On s’imagine bien que les gens ne viennent pas ici de bon cœur et d’ailleurs, certains ne se gênent pas pour nous le dire dès la première rencontre. Ces personnes sont orientées vers ce stage de responsabilisation sous la contrainte judiciaire. Mais de la contrainte naît l’adhésion et généralement, les personnes qui viennent vers nous jouent le jeu et se surprennent elles-mêmes à apprécier et à s’impliquer dans les réunions, pas seulement avec nous mais avec le groupe… la preuve que cela correspond bien à un besoin » Les toutes premières expériences dans ce domaine ont été initiées par le Dr Roland Coutanceau, qui a ouvert en 2001 l’une des premières consultations françaises pour les hommes violents5. En 2013, Virginie Kles, sénatrice et rapporteur du rapport Égalité femmes-hommes », a énoncé la nécessité de proposer cette prise en charge socio-judiciaire. Expliquer n’est pas excuser ! En 2014, c’est donc une cinquantaine d’auteurs de violence qui a été accompagnée par l’association Jean-René Gouriou Nous ne prenons pas en charge des hommes violents mais des hommes ayant eu un comportement violent ou ayant produit des actes qualifiés de faits de violences conjugales. Nous abordons un comportement et tentons alors de le déconstruire à la fois à travers des entretiens individuels ou lors de séances de groupes pour empêcher la récidive. » Nouvelle campagne de dépliants et d’affiches – 2014 Le stage de responsabilisation d’une durée totale de trois à six mois est constitué de plusieurs temps forts, d’un accompagnement en 5 séances en mode groupal, d’un bilan et d’un suivi. A travers celui-ci, nos deux interlocuteurs vont alors tenter de faire ressurgir des explications, des éléments déclencheurs pour déterminer ce qui a pu engendrer le passage à l’acte violent. Certains exercices collectifs donnent lieu à des échanges entretenant ainsi une dynamique de groupe, des potentialités de changement, de réaménagement psychologique de chaque participant. L’importance de verbaliser les choses. A la fin du stage, certains pourront être mieux orientés pour une prise en charge spécifique accompagnée de partenaires sociaux, médicaux ou psychosociaux aide psychologique, lutte contre des addictions type alcoolisme etc…. Jean-René Gouriou Autour du quatrième regroupement, nous insistons sur la notion de vulnérabilité qu’est-ce qui fait que la personne a explosé à un moment donné ? La violence montre un symptôme de vulnérabilité et c’est celle-ci que l’on interroge, quel que soit son contenu puisque ce qui est déterminant est ici de connaitre le type de vulnérabilité. » La violence psychologique, économique, verbale ou physique est partout, dans toutes les couches sociales. L’image du conjoint violent, rustre et alcoolique n’est que trop simpliste. Il n’y a pas de profil type, ce peut être le voisin charmant ou la personne avec qui l’on travaille ; ces hommes sont souvent très sympathiques dans la vie sociale », explique Françoise Brié, vice-présidente de la FNSF Fédération Nationale Solidarité Femmes. D’ailleurs selon le rapport 2014 fourni par NELL, les auteurs sont pour la plupart tous bien insérés dans la société en situation d’emploi à 83,3 %, parents à 91,7% et une faible minorité résidant sur les quartiers reconnus prioritaires par les politiques. La complexité et la singularité des histoires personnelles empêchent toute tentative de généralisation des soins. Malgré tout, on retrouve quelques récurrences chez ces auteurs. Charline Olivier Beaucoup nous ont raconté avoir été témoins de violences sur leur mère ou ont été eux-mêmes victimes dans leur enfance. Ce sont également des gens qui n’ont absolument pas confiance en eux, ni dans leurs réactions. On n’excuse jamais rien, expliquer n’est pas excuser. Expliquer, c’est juste remettre du droit dans l’histoire. » Rien n’est acquis, l’humilité est de mise notre travail c’est de l’artisanat, on tente de comprendre chez une personne singulière ce qui l’anime et ce qui pourrait l’aider à produire du changement » nous avouera Charline mais les résultats – certes encore récents pour avoir un vrai recul sur la durée – semblent probants les auteurs reçus n’ont pas fait l’objet de nouvelles plaintes pour violence sur leur conjoint même si, bémol oblige, cela ne signifie pas obligatoirement aucune réitération de violence4 . Charline Olivier On sait que le passage à l’acte peut survenir lors de moments de vulnérabilité un deuil, une perte d’emploi, la naissance d’un enfant, la retraite. Nous travaillons sur ces périodes où la violence est apparue et sur les jours d’avant, les semaines, les années. Si une situation de crise apparaît de nouveau, il faut que la personne puisse savoir réagir, contacter une tierce personne et éviter ainsi de retomber dans la violence.9» Charline Olivier Ce qui est intéressant c’est que beaucoup nous recontactent après la fin du stage parfois un an après pour nous demander conseil. Ce qui est surprenant est de voir que ce sont souvent ceux avec qui nous avons eu le plus de mal à entrer en lien au début. » *** QUID DE LA PRÉVENTION ? Malgré ces résultats encourageants, les structures prenant en charge les auteurs de violences restent marginales sur le territoire. A Rennes, NELL n’est subventionnée qu’à hauteur de 8000€ par l’État et 1500€ par la ville de Rennes, impossible donc d’augmenter le nombre de personnes prises en charge. Ailleurs, une même association s’est vu purement et simplement supprimer ses subventions, réorientées pour l’acquisition de caméras de vidéosurveillance malgré là aussi des retours plus que positifs. Idem, à Lyon, à Marseille arrêtées faute de crédits. Pourtant, la prison au vu des conditions de détention actuelle et de l’aggravation de la récidive2 ne peut pas tout régler, bien au contraire comme le remarque le président de la FNACAV fédération nationale des associations et des centres de prise en charge d’auteurs de violences conjugales et familiales Alain Legrand, président de la FNACAV La condamnation par les tribunaux ne suffit pas et souvent même conduit au résultat inverse. L’auteur se sent triplement victime de sa femme qui l’a dénoncé […], de la police qui vient l’arrêter comme un criminel et de la justice qui ne veut pas l’entendre et qui le condamne directement… » Est-on sûr alors de mettre efficacement tous les moyens pour éradiquer ce fléau devenu grande cause nationale en 2010. Quels sont les dispositifs disponibles actuellement pour prendre en charge les couples en conjugalité violente autre que par la voie judiciaire sachant que seules 16% des victimes vont porter plainte et à peine 10% déposer une main courante6 ? Charline Olivier Il existe malgré tout des professionnels comme les conseillers conjugaux mais ils sont peu nombreux sur le territoire, peut-être 1 pour 10 communes, et sont peu connus. Pour savoir où ils se trouvent, il faut pousser la porte des services sociaux et ce n’est pas simple. Certains couples viennent nous voir de leur propre initiative en nous trouvant après une recherche internet mais dans ce cas-là, aucune subvention de l’Etat ne leur est accordée et tous les couples n’ont pas les moyens financiers pour se le permettre. » Même constat pour Hubert Lemonnier, chef de service de l’ASFAD, association rennaise qui gère l’accueil et l’hébergement de femmes violentées. Hubert Lemonnier Jusqu’en 2009, l’ASFAD avait un service destiné aux hommes avec une aide gratuite à la fois sociale et psychologique mais faute de moyens, nous avons été obligés de le fermer et il n’y a pas d’équivalent à Rennes. Un homme aujourd’hui qui prend conscience de sa violence a peu de possibilités d’y remédier sauf s’il a les moyens d’aller consulter un psychologue libéral et encore il n’est pas sûr de trouver un psychologue qui soit au fait de la problématique des violences.7 Ce qui est dommage aujourd’hui c’est qu’aucune structure n’existe pour l’accompagnement et le soutien des hommes qui en formulent la demande 8» Un étude a évalué le coût financier global des violences conjugales à 2,5 milliards d’euros par an et a pu démontrer qu’en augmentant seulement de un euro le budget des politiques de prévention des violences conjugales, l’État, l’assurance maladie ou encore les collectivités locales pourraient économiser jusqu’à 87 euros de dépenses sociétales, dont 30 euros de dépenses directes ». Pourtant, tout le monde dit qu’il faut le faire, tout va dans le sens de cette nécessité des politiques de prévention mais cela ne se fait pas. Quand des enfants vivent dans un environnement de violence conjugale, il faut du temps avant que cela arrive aux oreilles de la justice, et forcement, il y a de la casse… » soupire Jean-René Gouriou. Au courage de ces victimes qui ont décidé de ne pas se taire, il serait dommage de répondre par la lâcheté de notre silence. **** Contact de l’association NELL – nellconjugalite[ ] Biblio et glanage d’infos entre autre JUSTICE LA TROISIÈME VOIE BREIZH FEMME SOIGNER LES HOMMES VIOLENTS PROTECTION ET ACCOMPAGNEMENT DES VICTIMES YEGG LA PRISE EN CHARGE DES AUTEURS DE VIOLENCES CONJUGALES FEMMES ET VIOLENCES INSEE 1 2 + 3 Les auteurs dont la sanction encourue comporte une peine d’emprisonnement supérieure à cinq ans et ceux qui nient leurs responsabilités sont systématiquement exclus de la composition pénale. L’exécution de celle-ci éteint l’action publique, et rend de ce fait toute poursuite impossible, mais les compositions pénales exécutées restent inscrites au bulletin n°1 du casier judiciaire pendant trois ans. Seules les autorités judiciaires ont accès à cette partie du casier. 4 Charline Olivier Ouest France Le bilan est positif. Les auteurs que nous avons reçus n’ont pas fait l’objet de nouvelles plaintes pour des gestes violents sur leur conjoint. Il faut savoir que la moitié des couples se sont séparés après les faits. » 5 Il est notamment l’auteur de Amour et violence, le défi de l’intimité . 6 7 Extrait de l’article de 8 Extrait de l’interview Yegg Mag de nov 2013 9 Extrait de l’interview Ouest France Parce que le chemin vers le cœur d’un homme passe par son ego, il ne faut pas hésiter à flatter celui qui vous fait craquer. Florilège des compliments que les hommes adorent entendre. 1 - Tu es un Dieu du sexe Parce que les hommes ont un esprit de compétition ultra développé, complimentez-le sur ses performances sexuelles. N’hésitez pas à lui dire qu’il est le meilleur coup que vous n’ayez jamais eu, qu’il est le premier à vous faire jouir, etc. Plus vous lui montrez que vous êtes comblée sur ce point, plus il va redoubler d’efforts pour vous plaire. 2 - Je peux te parler de tout C’est la plus plus belle marque de confiance que vous puissiez lui offrir. En lui disant avec toi, je peux parler de tout », vous sous-entendez que vous n’avez jamais atteint ce niveau de complicité auparavant avec un homme. Et c’est hyper gratifiant… Retrouvez toutes nos recettes coquines. 3 - Tu sens bon Non seulement il a du nez pour choisir ses parfums mais en plus, il possède une délicieuse odeur naturelle. Certaines peaux s’attirent comme des aimants. Si vous lui dites que c’est le cas avec lui, il va prendre cela comme un compliment. 4 - Je me sens en sécurité avec toi En disant cela à un homme, vous lui montrez à quel point il est fort et viril. Cela réveille son instinct protecteur et lui donne d’autant plus envie de prendre soin de vous. 5 - Tu es bien foutu Même s’il n’est pas forcément hyper musclé, l’important c’est que son corps vous plaise. N’hésitez pas à lui dire que vous adorez telle ou telle partie de son corps et que vous pourriez passer des heures à la contempler… Cela va booster son ego ! 6 - J’aime ton humour Le but n’est pas de rire à ses blagues les plus pourries, mais de lui montrer que vous appréciez son humour. Un homme a besoin d’être rassuré sur sa capacité à vous combler en tous points. 7 - J’adore tes amis Ses potes, c’est sacré. Le jour où il vous les présente, c’est qu’il tient vraiment à vous. Si vous ne les aimez pas, ne lui faites jamais savoir car à choisir, il prendra toujours ses amis. Au contraire, dites-lui que ses amis sont géniaux et que vous les appréciez, il sera heureux. 8 - Tu es doué dans ton travail Les hommes aiment se sentir uniques et exceptionnels. Lorsqu’il vous parle de son travail, flattez-le. Montrez-lui à quel point il est doué dans son domaine et que vous aimez le voir autant passionné. 9 - Je suis bien avec toi Rien de tel pour lui montrer à quel point il vous rend heureuse. Dites-lui Avec toi, je me sens bien. Je peux enfin être moi-même, sans avoir peur d’être jugée. Ça fait un bien fou… ». Cela va le rassurer sur sa capacité à tenir son rôle de mâle dominant. 10 - Tu es intéressant Là encore, vous le mettez en valeur et il adore ! Brossez-le dans le sens du poil, montrez-lui qu’il vous apprend des choses que vous ne saviez pas, qu’il vous enrichit. Un homme aussi manque parfois de confiance en lui alors flattez ses qualités !

pour les hommes et pour les femmes paroles